UNIVERSITE
Bernard Vitrac (CNRS, Centre Louis Gernet, Paris)
L’infini dans les mathématiques et la philosophie naturelle des Grecs
La frilosité des anciens Grecs vis-à-vis de l’infini est résumée dans la formule brillante et compacte du titre d’un célèbre ouvrage d’Alexandre Koyré : « du monde clos à l’univers infini ». Elle contient indéniablement une part de vérité. Mais elle présuppose que l’on adopte un point de vue rétrospectif partant de la modernité comme norme et qu’on minimise les divergences d’attitude adoptées par les savants anciens, leurs désaccords, pour réduire leurs positions à un rejet unanime de l’infini, unanimité quelque peu factice. J’essaierai donc d’en souligner la diversité et de l’évaluer pour elle-même, tant en cosmologie et philosophie naturelle qu’en mathématiques.
Dans la même rubrique :
- Andrés Almansa (Telecom-Paristech)
- Catherine Larédo (INRA)
- Christophe Garban (ENS-Lyon)
- Jean-Baptiste Gouéré (Université d’Orléans)
- Anne-Laure Fougères (Université Lyon 1)
- Laurent Mazliak (Université Pierre et Marie Curie)
- Olivier Pantz (Ecole Polytechnique)
- Bénédicte Haas (Université Paris Dauphine)
- Julien Berestycki (Université Pierre et Marie Curie)
- Olivier Faugeras (INRIA)
- Nathanaël Berestycki (Statistical Laboratory, Cambridge, UK)
- Thierry Lévy (Université Pierre et Marie Curie)
- Antoine Chambaz (MAP5)
- Sylvain Arlot (Ecole Normale Supérieure)
- J. Chaskalovic (Institut Jean le Rond d’Alembert, Université Pierre et Marie Curie)
- Cristina Butucea (Université de Marne la Vallée)
- Patrick Dehornoy (Université de Caen)
- Damien Simon (Université Pierre et Marie Curie)
- Gérard Ben Arous (Courant Institute of Mathematical Sciences, New York University)
- Emmanuelle Génin (INSERM)
