UNIVERSITE
Anne-Cécile Dragon (CEBC et MAP5, Université Paris Descartes et CNRS)
Modélisation des stratégies d’approvisionnement des éléphants de mer austraux. Influence de la variabilité de la production primaire et des conditions océanographiques physiques
Dans la zone interfrontale de l’Océan Austral, de grandes structures agencent la distribution spatio-temporelle des blooms phytoplanctoniques. Ces structures, à grande (fronts) et moyenne (tourbillons) échelles, amènent à une agrégation des ressources des échelons trophiques supérieurs dans les zones favorables.
L’approvisionnement des prédateurs parmi ces champs repose sur une maximisation du gain énergétique net. Ainsi la concentration de la recherche d’un prédateur dans une zone donnée est un comportement adaptatif souvent observé s’expliquant par la fréquente agrégation locale des ressources.
À partir de données de déplacements d’éléphants de mer, un prédateur supérieur de l’Océan Austral, nous cherchons à identifier l’intensification du comportement de recherche, dans les dimensions horizontale et verticale, et à déterminer l’importance des structures mesoéchelles dans ces zones. Différents procédés statistiques ont été employés pour estimer l’effort et le succès de recherche le long des trajets et des plongées des animaux. Les résultats d’analyses des trajets ont ensuite été confrontés à des données environnementales in situ et satellitaires. De fortes corrélations entre les zones de recherche intensive des animaux, le comportement de plongée adopté par les animaux dans ces zones et certaines structures tourbillonnaires ont ainsi été mises en évidence. La répartition spatio-temporelle de l’effort de recherche des éléphants de mer a ainsi permis une meilleure compréhension de la dynamique de ces prédateurs soumis aux fortes contraintes de leur environnement.
Dans la même rubrique :
- Ségolen Geffray (IRMA, UMR 7501, Université de Strasbourg)
- Bertrand Michel (LSTA, Université Pierre et Marie Curie)
- Van Hanh Nguyen (Laboratoire Statistique et Génome, Université d’Evry et Université Paris-Sud 11)
- Tristan Mary-Huard (AgroParisTech, UMR INRA/AgroParisTech MIA 518)
- Vittorio Perduca (MAP5, Université Paris Descartes)
- Yves Rozenholc (Université Paris Descartes)
- Sébastien Gerchinovitz (DMA, Ecole normale supérieure et Université Paris-Sud)
- Maud Delattre (Laboratoire de Mathématiques, Université Paris Sud)
- Serge Cohen (CNRS/UPS3352 IPANEMA / Synchrotron SOLEIL)
- Julien Stirnemann (MAP5, Maternité et médecine materno-foetale, GHU Necker-Enfants Malades, Université Paris Descartes et CNRS)
- Laureen Ribassin-Majed (MAP5, Université Paris Descartes et CNRS)
- Aurélie Fischer (MAP5 et LSTA, Universités Paris Descartes et Pierre et Marie Curie)
- Niels Keiding (Department of Biostatistics, University of Copenhagen)
- Christophe Pouzat (Laboratoire de Physiologie Cérébrale, Université Paris Descartes)
- Gaëlle Chagny (MAP5, Université Paris Descartes)
- Marc Vincent (Bases moléculaires de la réponse aux xénobiotiques, UMR-S775, Université Paris Descartes)
- Aurélien Garivier (LTCI Telecom ParisTech, CNRS UMR 5141)
- Pierre Neuvial (Laboratoire Statistique et Génome, Évry, UMR CNRS 8071/Université d’Evry/INRA)
- Simon Cauchemez (School of Public Health and Imperial College, London)
- Meïli Baragatti (IML, université de la Méditerranée et Ipsogen)
